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SAMEDI CONSO : mon carnet (retail mais pas que…) de la semaine

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SAMEDI CONSO : l’occasion de revenir sur la semaine, en totale liberté comme toujours… Et tant pis si ça pique !

 

LUNDI

 

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Chez Intermarché. L’occasion d’un avant-goût de la promo millésime 2019, post loi EGA. Aux marques et aux enseignes qui m’ont interpellé depuis quelques mois, j’ai fait le même pronostic : une partie de la générosité bridée par la loi EGA sera réinvestie dans la « gamification ». C’est déjà le cas ici avec un an de salaire à gagner. De quoi dépenser… sans compter !

 

ColissimoJeudimatin 

Le genre de mail que tout un chacun reçoit régulièrement. Un « air officiel » (ici Colissimo), quelques mots rassurants (« la loi sur la protection des données ») et l’invitation à appeler une première fois un numéro surtaxé. Puis une seconde fois. Puis une troisième fois. Et, enfin, une quatrième pour noter un code. Absurde évidemment. Mais, c’est bien connu, plus c’est gros, plus ça passe !

 

MARDI

 

Keynote 

Ingénico m’a sollicité pour leur matinée Retail Talks. Sans doute par goût du risque, je propose comme « Keynote » (c’est comme ça qu’on appelle une conférence dans les boîtes de tech, alors allons-y !), je propose donc comme Keynote 5 paris sur le futur du retail. Charge à moi d’argumenter et d’obtenir (ou non) l’assentiment de la salle. Mes 5 paris donc : 1/ la cornérisation de l’hyper (pour faire simple : le rayon jardin de Carrefour sera brandé Jardiland / souvenez-vous, j’en aurais parlé en octobre 2018…) ; 2/ Le drive piéton qui va disrupter la proximité urbaine ; 3/ Le « non-succès » d’Amazon sur l’alimentaire ; 4/ Market place : il n’en restera qu’une ; 5/ Bientôt un nouvel hard-discount. Bilan : les 150 retailers présent m’ont suivi sur 4 paris. Seul échec (je vais devoir consulter pour m’en remettre je pense !!!) : le… drive piéton.

 

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Chez Auchan. Comme d’autres industriels, Danone s’est donc converti au NutriScore. Mais, pour l’heure, l’échelle nutritionnelle n’est disponible que sur des produits vertueux : Danonino (noté B) ou Le Danone nature (noté A). Dites donc, Danone, va aussi falloir passer Danette et la mousse liégeoise au crible du NutriScore. Même si ça… pique !

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MERCREDI

 

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C’est jour de fête (ou pas) pour Auchan… Rue Saint-Sébastien, à Lille, c’est l’ouverture du premier drive piéton de l’enseigne (voir VIDÉO GRANDE CONSO ici). Une (très) rapide enquête permet de savoir que le site de Lille est approvisionné par le drive d’Englos. Parfait pour suivre la première navette camion et… partager le désarroi des employés à l’ouverture. Des caisses dans tous les sens. L’apprentissage !

 

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Retour à Rouvroy près de Lens. Ce Market est l’un des quatre Carrefour engagés dans le test MDD (revoir mes révélations ici). Et je suis vraiment curieux de voir comment va vivre un test aussi radical (suppression pure et simple de certaines marques nationales pour contraindre, par ricochet, les clients à choisir les produits Carrefour). Evidemment, je flaire que la radicalité du test (ce qui est une bonne chose d’un point de vue méthodologique) se heurtera vite aux remontées des magasins, « bousculés » par leurs clients. Je flairais juste… Je vous en reparle la semaine prochaine.

 

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Lens toujours. Cora à présent. Et le genre de détail qui nourrit ou… pourrit une image-prix. Ici, le prix des ours en peluche. Pour un Ted de 75 cm ? Comptez 42,99 €. Mazette. Et dire que je me rappelle bien avoir payé 15 € pour son cousin (ou son frère) de 65 cm samedi chez Carrefour (cf ci-dessous). 28 € pour 10 cm de plus, ça fait quand même cher le centimètre. Alors certes, peu de consommateurs auront le radar prix bien étalonné pour les ours en peluche (j’avoue, non, je revendique, une certaine expertise sur le sujet !). Mais c’est bien ça la magie de la consommation et de l’image-prix. Tous vos clients ont des repères, mais aucun n’a les mêmes. Résultat : vous devez vous « border » sur tous les produits. Les Ted comme le Nutella.

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Cora toujours. Et de quoi me faire regretter de ne pas (encore) vivre dans le Nord. Samedi, à la cafétéria de Cora Lens, c’est « après-midi musette ». Je n’y serai pas et… le regrette. J’aurais volontiers guinché sur L’Aventurier ou 3 nuits par semaine version accordéon !

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Auchan Noyelles Godault. Toujours ce même étonnement devant l’implantation aussi anticipée des jouets de Noël. « Et encore, glisse un employé, cette année on est en retard de 15 jours à cause des travaux ». De fait, l’hyper a été amputé de 5 000 m2. Ce qui est bien le plus étonnant de la visite ! Auchan aurait donc fait le deuil des (trop) grands hypers ?

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La surprise du chef signé Auchan. Les chefs justement, débarqués ! Edgar Bonte (un « familial ») remplace Régis Degelcke à la présidence d’Auchan Retail. Quant au poste de Wilhem Hubner (DG), il est… supprimé. Le tout sans crier gare, quelques semaines après avoir présenté des résultats qu’il fallait lire (nous disait-on) comme étant le signe tangible qu’Auchan allait dans la bonne direction. Ben tiens… La jolie histoire des résultats du premier semestre, relayée ça et là sans discernement (en tous les cas pas dans VIGIE !), n’était donc qu’un fake.

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JEUDI

 

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A Bercy pour la journée « Inno Génération » de la BPI (la banque publique d’investissement). Editions Dauvers est partenaire officiel (rigolez pas, ça m’a coûté un bras ! ou pas…) de l’Atelier « La grande surface alimentaire de demain ». A mes côtés pour en débattre : Laurent Vallée, secrétaire général de Carrefour, Yannick Migotto, ex M. alimentaire d’Amazon, Frédéric Guyot, patron de Frais d’Ici (in Vivo) et Pascale Cartier, présidente de La Vie Saine. Pour les curieux, l’atelier est disponible ici. Pour les autres, une idée sur laquelle tout le monde s’accorde : la fragmentation de la consommation fragilise le circuit dominant comme jamais. On s’en doutait ! Mais, d’un autre côté, ce qui va sans dire va toujours mieux en le disant…

 

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Lecture dans le train. Aujourd’hui, le rapport annuel 2009 de Carrefour. Faut vraiment s’emmerder ou… être passionné (rayez la mention inutile). Lecture… passionnante quand on la remet dans le contexte. Fraîchement arrivé, Lars Olofsson est chargé de relancer Carrefour qui traverse un trou d’air. D’ailleurs, les performances 2009 « reflètent la mise en œuvre du plan de transformation ». Bientôt 10 ans et j’ai l’impression que rien n’a changé. Carrefour est toujours dans la mise en œuvre d’un plan de transformation. L’histoire est un éternel recommencement.

 

VENDREDI

 

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Réveil à Marseille. Et grosse déconvenue. V’là que les Marseillais ont entrepris de réinventer la saucisse, par principe de Toulouse (non, mais !). Comment ? En incorporant un doigt de pastis dans la mêlée (la chair à saucisse avant l’embossage). Non mais allô quoi… Et pourquoi pas un « Ricard à la toulousaine », au sang de porc, hein ?

 

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Seconde déconvenue : Carrefour Drive. Mamie Dauvers m’a commandé quelques courses « pondéreuses ». Le drive de Carrefour fera l’affaire (faut bien aider les challengers). Il n’est toujours pas 8h30 ce vendredi, le prochain créneau disponible est dans… 24h. C’est sûr, avec une telle organisation, Michel-Edouard Leclerc peut dormir sur ses deux oreilles.

 

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Toujours à Marseille. La Canebière est un passage obligé et le Carrefour City un stop opportun pour une leçon de géographie ! Dès la vitrine, les bananes interpellent sur leur origine : « CTV ». Je passe évidemment sur la taille (illégale) de l’origine pour me concentrer sur ce pays mystérieux. CTV ? Connais pas. A l’intérieur, le voyage continue mais pour une destination toujours inconnue : la « République du Sud ». Le nom fleure bon le sable chaud (prépare ton maillot chérie…) mais je peine à situer ce paradis sur la carte ;-)

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Après Carrefour City, Monoprix La Canebière qui casse le prix du jus d’orange. 1,59 €, c’est 30 centimes moins cher que Franprix où, paraît-il, la hausse à 1,89 € était indispensable pour couvrir les coûts. Visiblement plus une affaire de marge que de coût de revient !

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Et après on m’expliquera que Monoprix n’est pas une enseigne de bo-bo… Faut quand même avoir déjà couvert tous ses besoins essentiels pour s’intéresser à de… la « pâtisserie de bain ». D’ailleurs, je ne m’y suis pas davantage intéressé. Sans doute car je suis encore dans la quête de… l’essentiel.

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