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Si le panier n’augmente pas, c’est bien que les producteurs…

Guillaume

Loi Alimentation suite. Hier, devant les députés, le ministre de l’Agriculture a affirmé qu'”il est faux de dire que le panier va augmenter“. Normal. A peine les paysans calmés, il faut à présent rassurer la ménagère, au risque d’en oublier l’esprit de la loi. Car de deux choses l’une : ou les prix payés par le consommateur en bout de chaîne sont plus élevés et, dans ce cas, le producteur peut caresser l’espoir d’en tirer profit ; ou les prix n’augmentent pas et le revenu agricole non plus… Pour poser le problème, je revendique même un avantage sur le ministre : mes études agricoles m’ont chevillé au corps le bon sens. Et, là, le bon sens est imparable : si le producteur gagne, le consommateur perd. Dit autrement : si le consommateur ne perd pas, le producteur ne gagne pas davantage. Le courage politique serait bien de revendiquer que l’alimentation a un coût que le client n’assume pas entièrement à la caisse des supermarchés. Un coût social (le revenu agricole provient pour partie des impôts via la politique agricole commune), un coût environnemental et parfois même un coût sanitaire.