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Les Leclerc les plus agressifs, premières « victimes » des EGA

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Le scénario était probable, il est confirmé pour la première fois par l’étude DISTRI PRIX (A3 Distrib / Ed. Dauvers) : les prix ont nettement progressé dans les Leclerc les plus agressifs.

L’évolution est spectaculaire : de janvier à mars, dans les 10 Leclerc les moins chers de France (tous à un indice inférieur à 90 vs la moyenne France à 100), l’indice DISTRI PRIX a dérapé de 1,7 pt en moyenne, correspondant peu ou prou à une inflation du même niveau. Symboliquement, à Nantes Atlantis, l’évolution dépasse même nettement 2 pts. Et, ce, sur une assiette représentative de 4 700 produits strictement comparables.

Rien d’étonnant à ces résultats… Dans ces magasins, la part des produits vendus avec moins de 10 % de marge était très nettement supérieure à la moyenne : jusqu’à 15 % de l’offre PGC / Frais LS pouvaient être concernés.

Même élargie aux 50 Leclerc les plus compétitifs, la hausse atteint encore + 1,1 pt. Et, sur l’ensemble du réseau, + 0,7 pt. Autant dire que si Leclerc bénéficie d’un gain de marge, l’enseigne est aussi objectivement pénalisée en termes d’attractivité. Certes, Leclerc demeure plus compétitif que tous ses concurrents. Certes, l’enseigne bénéficie d’une image-prix plus que favorable et il y a toujours en la matière une inertie forte. Il n’empêche : Leclerc doit intégrer ce changement de paradigme dans sa proposition de valeur. Notamment via la promo, et plus spécifiquement via les produits « trad » sur lesquels les écarts de prix sont encore possibles.

 

Extrait de VIGIE GRANDE CONSO, avril 2019. Plus d’infos sur cette veille retail & conso (où vous lirez ce que vous ne lisez pas ailleurs ;-)) ici >> 

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