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Anycart, une nouvelle race de “disrupteur” du e-commerce alimentaire

Anycart

Sur le marché américain du e-commerce alimentaire, où la crise sanitaire a conforté le rôle prépondérant d’Instacart en tant qu’opérateur de LAD pour nombre d’enseignes, une nouvelle génération d’agrégateur est en train de voir le jour avec l’arrivée d’Anycart.   

> A la différence d’Instacart et consorts (Everli en Europe) mais aussi Deliveroo ou Uber Eats, Anycart ne se substitue pas complètement aux retailers, leur laissant la préparation des commandes et la livraison. Si au final, pour le consommateur, le lien avec le distributeur est bien réel, matérialisé par la présence des couleurs de l’enseigne sur le véhicule et la tenue du livreur ou encore les sacs de courses, Anycart s’arroge un élément plus fondamental encore : le flux client et l’accès au service via son interface. Bref, ce qui a le plus de valeur : la relation-client.   

> Pour ce faire (et justifier sa position d’intermédiaire), la jeune pousse californienne se concentre sur l’expérience d’achat et la planification des repas au service d’une vision plus économique de la livraison à domicile. En effet, les prix affichés ne sont pas majorés vs. ceux en magasins et il n’y a aucun frais de service, ni abonnement !

> Une révolution dans le secteur ! Pour cela, des partenariats ont été conclus avec 14 chaînes nationales et 4 000 magasins dans 3 400 villes (Whole Foods Market, Safeway, Stop&Shop notamment). « Nous avons des relations d’affiliation avec les détaillants, comme Expedia dans le voyage mais appliqué à l’épicerie. De la même manière qu’Expedia ne possède pas d’avion, nous n’avons pas de magasin, ni de livreur », explique Rafael Sanches, cofondateur d’Anycart. 

> Sur son interface, véritable “moteur d’e-commerce multi-enseignes”, les consommateurs choisissent un magasin et font leurs courses en se basant sur son inventaire en temps réel. La commande est ensuite transférée au point de vente où les employés se chargent du picking et de la livraison en fonction du créneau prédéterminé.

> Le “shopping“ en ligne, quelle que soit l’enseigne, peut se faire par article ou par recette avec ajout des ingrédients au panier. Anycart se targue de proposer plus de 1 000 recettes élaborées par des chefs et détaillées via des vidéos pas-à-pas. Une bonne façon de rendre l’application (ou le site) incontournable jusqu’en cuisine. Au-delà, le recours aux “shoppable recipes“ et à la planification des repas offre aux distributeurs la garantie de paniers conséquents et donc des livraisons rentables. 

> A l’occasion de son lancement, Anycart ne facture pas de frais d’affiliations à ses partenaires retailers. A terme, son business model s’appuiera sur ces commissions, mais aussi sur la publicité des marques et la commercialisation de recettes à des marques et/ou des éditeurs. Enfin, Anycart ne cache pas, dans la section FAQ de son site, que le service ne sera peut-être pas toujours gratuit… Une fois le cash des levées de fond épuisés, mieux vaut avoir plusieurs pistes de monétisation sous le coude !

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Extrait de VIGIE GRANDE CONSO n°359 Juin 2021. Pour recevoir un numéro découverte, c’est ici >>