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Le “J’aime/J’aime pas” de Carrefour Market Maxi (Melun)

Suite de la visite du nouveau concept Carrefour Market Maxi (à Melun) sous un prisme totalement subjectif : “le J’aime / J’aime pas” (et tant pis si ça pique !). 

J’AIME : l’expression puissante du prix

Depuis le test dans l’hyper de l’Isle Adam, Carrefour a déployé une nouvelle signalétique prix avec notamment des « marqueurs » : des produits particulièrement mis en avant avec une proposition de prix simple (et durable). On peut certes discuter de mettre en avant un brie premier prix dans un terroir « à brie » (moins connu que Meaux certes) mais l’intention est là.

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J’AIME : la mise en avant claire des premiers prix

Dans chaque allée, Market a systématisé la mise en avant d’un (ou plusieurs) premier prix. Immanquable. Utile pour rendre plus accessible l’offre du rayon (et donc baisser le prix moyen perçu de l’offre). 

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J’AIME : les joues de TG traitées en version « Simpl »

Sur les joues de TG en PGC, un mobilier qui systématise la présentation des produits premiers prix (gamme Simpl). Là encore, le même objectif pour Carrefour : faire baisser le prix perçu de l’offre. Sur les TG arrières, une idée plus subtile encore : sur la TG, des MDD et, en joue, des premiers prix provenant de la même catégorie. Astucieux. 

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J’AIME PAS : l’extrême paupérisation de l’offre

C’est le risque de la démarche : renvoyer au client sa condition (modeste). Voilà pourquoi la mise en avant des premiers prix doit se faire avec nuance. Ici, dans le bac surgelé (à vocation promo) vu son emplacement, neuf références, neuf premiers prix. Trop paupérisant, surtout vu le niveau de remplissage du bac…

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J’AIME PAS : la tenue d’ensemble

Acceptons que je sois… mal tombé (bien qu’un matin vers 10h…). Mais la contrepartie d’un magasin discount ne peut être sa tenue approximative. Là encore, c’est une maladroite manière de renvoyer au client sa condition : trop modeste pour bénéficier d’un magasin “au carré”. 

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J’AIME PAS : le pricing, pas assez précis 

C’est un classique du pricing Carrefour. Être (bien) placé sur les majeurs d’une gamme, ici la vanille, et se refaire la cerise sur les autres. Ici, Market est donc très nettement en-deça du prix moyen France sur Mont Blanc vanille, mais nettement au-dessus sur la pistache. Résultat, il y a facialement plus de 40 centimes d’écart, ce qui est beaucoup sur un produit à 2 € et qui peut finalement cultiver la cherté de la gamme. Le pricing d’un magasin qui promet le discount doit être plus adroit. 

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J’AIME PAS : la non-valeur des premiers prix 

Comme souvent dans les enseignes alimentaires (à la différence des enseignes non-al, Decathlon par exemple), la seule valeur des premiers prix est leur prix ras des pâquerettes. Un peu court, surtout pour ne pas (je me répète) rappeler le client à sa condition (modeste). Tous les produits, même les premiers prix, ont une valeur. Le commerçant doit la véhiculer jusqu’au client. Naturellement, en proposant de rajouter “cuite sur pierre”, je n’ai fait que lire la fiche produit de l’article… Ce qu’une tête bien faite de Massy (le siège de Carrefour) peut aussi faire ! 

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