
Pendant longtemps, l’importation de produits de volailles n’a été que le fait de la restauration. Et pour cause… Pas d’obligation d’affichage de l’origine (heureusement ça change) et, une fois le poulet préparé et présenté dans l’assiette, l’origine est bien lointaine !
Désormais, les volailles d’ailleurs déboulent aussi dans les rayons des hypers/supers. Et ce qui était encore très exceptionnel il y a quelques mois, l’est de moins en moins. En cause évidemment : les difficultés d’approvisionnement. Mais également un tabou qui tombe peu à peu : les importations se banalisent. L’inacceptable devient acceptable et, peu à peu, accepté. J’ai le souvenir il y a quelques mois d’avoir pointé les volailles importées vendues dans un hyper Carrefour. “Un locataire-gérant” m’avait-on répondu en haut lieu chez Carrefour. Comme pour rassurer sur l’exception à la règle selon laquelle Carrefour ne tomberait pas dans la facilité de l’importation de volaille fraîche. Cette fois-ci (j’ai pris cette photo dimanche), pas de locataire-gérant ni de franchisé. Mais un “vrai” Carrefour, un “intégré”. Donc un approvisionnement de facto cautionné par l’enseigne (et en complément d’autres barquettes, bien françaises celles-là). Indirectement, c’est un signal envoyé à tout le marché : oui, on peut “tranquillement” importer. Ben, non. Pas quand on est Carrefour (et que, par ailleurs, on n’a pas assez de mots pour s’inscrire en entreprise responsable et soutien de la production française). Faut assumer ses postures de comm’… Ou les renier. Et tant pis si ça pique 🌶️🌶️🌶️.



