
“Carrefour, boite de tech” ? Alexandre Bompard n’a jamais caché qu’il en avait l’ambition. Une ambition qui se matérialise entre autres via des projets datas, retail média ou IA. Moins connu, Carrefour développe aussi ses propres “algos” sur le sujet (très opérationnel et ROIste) de la computer vision. En bon français la reconnaissance d’image. Pour la détection des ruptures, Carrefour a certes acheté la techno de Vusion. Mais pour la réduction de la démarque en caisse, c’est donc du développement interne via le projet Scovision : des caméras installées au-dessus des caisses automatiques qui comparent les produits dans l’environnement du client avec ceux qu’il a réellement scannés. Sans aucun doute la techno (de toutes les techs récentes) sur laquelle le retour sur investissement est le plus rapide. A date + de 100 magasins sont équipés, dont 85 en France (80 hypers, 5 supers).
Autre développement interne, toujours sur la reconnaissance d’image : la supervision de la zone de caisses. En comptabilisant précisément flux et attente, Carrefour a deux objectifs : dans l’instant, adresser des alertes pour ajuster le travail et gérer le flux clients ; à moyen terme, automatiser la plannification du travail. Une poignée de magasins testent l’outil dont La Ville du Bois et Villabé (en hypers) et St Ouen (en Market).






Pour essayer d’enrayer la démarque, nul doute c’est des plus utiles quand on sait que la démarque par les caisses automatiques est énorme et en augmentation constante car plus simple de truander.
Un outil pour gérer l’attente en caisse et essayer de planifier les horaires, ce sont des vœux pieux. Car il faut fournir des horaires 2 à 3 semaines à l’avance. Qui est devin ? Il fera quel météo ? Soleil ? Chaleur ? Orages ? Pluie ? Coupe du monde ?Quand on sait que tous ces éléments influent sur la fréquentation d’un magasin.
C’est utopique.
Malheureusement pour Carrefour, il faudra encore de l’humain et ca coûte cher. Car l’objectif était là pour les caisses.