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La contre-attaque des enseignes au rapport du Sénat : plaidoyer pour la négo !

Rendez-vous avait été donné à 14h, au siège de la FCD… A la tribune : Thierry Cotillard pour Les Mousquetaires, Alexandre Bompard pour Carrefour, Philippe Michaud pour Leclerc, accompagné de Judith Jiguet, la déléguée générale de la FCD. Une “brochette” inédite pour un objectif que l’on comprend vite : laisser aux enseignes la capacité de négocier, à l’heure où le récent rapport du Sénat menace de donner davantage les clés de la “négo” aux fournisseurs.

Dans la cible des enseignes : Carte Noire, Petit Écolier, Nutella, Oasis ou encore Amora, en guise d’illustrations des produits stars. De grandes marques sur lesquelles, sans négociation, les prix en rayon seraient beaucoup plus élevés. En creux, les enseignes veulent redonner du crédit à leur action de négociateurs aux yeux de l’opinion et surtout du législateur (en plein débat sur la loi d’urgence agricole). Dit autrement : les enseignes veulent installer l’idée que les politiques seraient éventuellement les comptables d’un retour de l’inflation en raison d’un cadre de négociation plus contraint.

Pour ce faire, un panier de 12 produits dont les enseignes ont donné au cabinet Deloitte les premières demandes des marques et, après coup, les prix pratiqués en rayons (sur la période 2021/2026). Le résultat, dont Alexandre Bompard dit qu’il ne s’agit pas d’une “opération de communication” mais d’un “rappel pédagogique” ? Un visuel avec deux chiffres : 71 € avant négo, 52 € après négo. Sous-entendu : heureusement que les enseignes négocient ! D’ailleurs, comme pour donner du crédit à la démarche, Thierry Cotillard a égrené les augmentations qui avaient été demandées depuis 2021 : + 159 % pour Carte Noire, + 127 % pour Petit Écolier, + 78 % pour Nutella. Là encore, message sous-jacent : “Heureusement qu’on est là”. Autre étonnement évoqué par Thierry Cotillard : l’écart des demandes initiales en début de négo. “Ça va du simple au double selon que les demandes émanent des PME/ETI ou des multinationales“. Là encore, il faut comprendre en creux l’utilité de la négo. “La négociation est l’essence même de notre métier, a rappelé Alexandre Bompard.Le premier bénéficiaire, c’est le consommateur“. Là, il faut comprendre… le citoyen. Donc l’électeur !

8 commentaires

  1. Pauvre action de com ! Les 5 plus grandes enseignes de distribution captent l’essentiel des dépenses alimentaires des ménages au foyer, elles voudraient en plus que les consommateurs les aiment.

  2. Mais bien-sûr et la marmotte met le chocolat dans le papier d’aluminium. 🤣🤣🤣
    Il s sont pathétiques et n’ont aucune crédibilité vis à vis des clients.
    Ce qui est sûr c’est que leur cupidité est à l’origine de licenciement et de rémunérations indignes des agriculteurs. La grande distribution est coupable de cela .

  3. Par contre, communiquer sur une hausse cumulée de tarif brut sur 5 ans, ça ne fait aucun sens.
    Imaginons que mon tarif et mon besoin sont à +

  4. Oui, laissons-les faire leur métier de négociateur, surtout avec les multinationales, car c’est bien la le coeur du débat.
    Les Kam de ces fournisseurs ne sont pas des enfants de coeur non plus , ils sont mieux formés que les acheteurs de GD, ils n’ont souvent que 3 clients – enseignes + un catman qui les abreuve de chiffres de marché et ont des objectifs très précis dont ils ne dévient pas sous peine de se faire virer. De plus , ils ont l’avantage de connaître la marge globale des magasins de leurs produits alors que l’acheteur ne connait pas la marge du fournisseur.
    Bref, celui qui a déjà négocié avec Danone, Nestlé , Lactalis connaît sa douleur . Moi, je l’ai vécu.

  5. 159% d’augmentation pour Carte Noire !!
    Pour combien dans cette augmentation la flambée des prix des cafés à la production !!!!!!
    Dans le même temps, de combien Mr Cotillard a augmenté son café Planteur des Tropiques pour comparaison ?

  6. Justement, à combien Carte Noire a t il négocié ses prix d’achat auprès de ses fournisseurs ? Car la personne qui se déplace pour acheter le café n’y va pas juste pour humer l’odeur des grains mais bien pour négocier .
    Et comme les industriels ne veulent pas être transparents, personne ne connait le coût de la matière première…

  7. c’est très hypocrite car c’est bien parce que la nego est dure que le frs envoie un tarif haut pour espérer en obtenir 1/3.
    Et si il n’a pas obtenue toutes les hausses necessaire (pas demandé) en année 1 et bien il en redemande en année 2… et l’etat de certains industriel montrent bien que ce n’est pas injustifié

    bref on compte 2 fois certaines choses par cette methide t ils le savent bien

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