
Depuis quelques mois, je milite pour l’arrivée en rayon des tomates cerises “à prix tirés”, en l’occurence la barquette dite “souveraine” à 1,29 € les 250 g (et vendue 1,05 € aux enseignes). Comme toujours (quand j’évoque les sujets d’origine), mon point n’est pas de fermer les frontières (en en l’occurrence bannir les tomates cerises marocaines à 0,99 €), mais d’ouvrir les yeux du consommateur en lui offrant le choix. Pour 30 centimes d’écart, chacun fera ensuite ce qu’il veut / ce qu’il peut. Mais le choix existera.
Voilà pourquoi je pousse pour l’arrivée en rayon de ces tomates souveraines (et de démarches s’y rapprochant) et qu’après plusieurs semaines d’observation, il est possible d’établir le palmarès des bons élèves et des autres… Comme toujours : tant pis si ça pique 🌶️🌶️🌶️ (je m’en contrefiche).
Auchan, “LE” meilleur élève
L’enseigne a non seulement accepté la proposition de la tomate souveraine (après U certes), mais a surtout généralisé l’implantation en rayons. C’est l’avantage des réseaux intégrés sur les indépendants ou sur les franchisés/locataires gérants. Les décisions sont exécutées avec davantage de discipline ! La tomate souveraine en bénéficie.

Casino, U et Leclerc : de bons élèves
Coopérative U, via un post de Dominique Schelcher, est la première enseigne a avoir soutenu publiquement la tomate souveraine à 1,29 €. Mais la diffusion chez U est encore hétérogène (notamment faible dans l’Ouest). Casino est aussi un soutien clair de la démarche. Mais la taille du réseau rend l’impact plus faible.
Le cas Leclerc est particulier : l’enseigne ne joue que très peu le jeu de la souveraine à 1,29 €, mais dispose dans sa gamme MDD d’une barquette de 200 g à 0,99 €. Ça n’est certes pas l’officielle “souveraine”, mais l’esprit est respecté. Les clients ont une alternative française accessible pour faire le match avec la cerise marocaine. Et c’est bien ça l’essentiel.


Intermarché et Carrefour : peuvent mieux faire
Point commun à Intermarché et Carrefour : les têtes de réseaux sont clairement favorables à la démarche (au point de co-brander la barquette chez Carrefour !), mais les réseaux ne suivent pas de manière unanime. Explication : il s’agit d’indépendants, de franchisés ou de locataires-gérants dans une part importante et certains chefs de rayon voient d’abord leur marge (ponctionnée de frais d’entrepôts), plus faible sur la souveraine que sur l’Azura. A noter que face à la tentation de dépositionner la souveraine (je l’ai vue jusqu’à 1,79 €), Intermarché a bloqué le prix caisse à 1,29 € (même type de blocage sur les produits “Merci”). Donc les magasins qui commandent la souveraine sont obligés de la vendre à 1,29 €. Ce qui, forcément, freine les commandes.


Les mauvais élèves : Aldi et (surtout) Lidl
Au rang des mauvais élèves : Aldi et Lidl. Mais pas pour les mêmes raisons. Aldi propose bien une tomate cerise française en 250 g. Mais se fait plaisir sur le prix : 1,79 € (vs 1,29 € possible, la preuve les autres enseignes), ce qui dépositionne totalement l’offre française vs la cerise marocaine. Dit autrement : Aldi ne donne pas vraiment sa chance à la française.

Situation différente pour Lidl. Manifestement le discounter allemand s’en cogne de soutenir la filière française (et moi de ce qu’il penseront de ce que j’écris, comme ça on est quitte 🤣). Pas de tomates cerises françaises “access”, mais, pire, 2 références de cerises marocaines : la classique 250 g à 0,99 € et une encore plus compétitive, la barquette de 500 g à 1,89 €.




