
Le rayon vins broie du noir. Années après années, les ventes reculent. Et sans sursaut, le rayon sera à terme menacé.
🍷 Pour expliquer la chute du rayon vins, il y a certes la déconsommation d’alcool. Mais en rester à ce constat est coupable. D’abord parce que le recul du vin est trop prononcé. En volumes, 9 des 10 derniers exercices se sont soldés par une baisse des ventes. Seule exception : 2020. Mais l’explication tient à la fermeture d’autres lieux de consommation (bars, restaurants) et au report de consommation à domicile.
🍷 En cumul sur 10 ans, le recul dépasse 30 %. C’est le signe d’une inadaptation de l’offre. Et à la concurrence d’un autre segment à l’usage substituable : la bière, qui récupère des occasions de consommation. L’explication est simple : l’offre vin est trop complexe (le mot est d’ailleurs utilisé pour qualifier… positivement un produit, c’est dire !). Et en devient excluante pour les consommateurs.
🍷 La lecture du marché dans le temps long donne d’ailleurs les clés… Lorsque le rouge recule franchement, les blancs et les rosés se maintiennent presque. Simplement car leur usage est plus facile à comprendre et s’inscrit mieux dans les tendances de conso actuelles, notamment la déstructuration des repas. Quant à la nature des vins, les AOP (et leur millefeuille territorial abscons) s’effondrent alors que les vins de cépages signent la plus forte progression. Parce qu’ils sont… plus simples à comprendre. Tout est là : dans la compréhension.
On n’achète jamais un produit que l’on ne “comprend” pas.
Extrait de VIGIE GRANDE CONSO, la veille de référence sur le commerce et la conso. Infos ici >>




