
En théorie, MDD et premiers prix s’adressent à une cible proche : les consommateurs qui acceptent de se passer des “grandes” marques et de la réassurance qui va avec. Avec, en tête, l’idée de faire des économies (plus ou moins selon qu’ils choisissent une MDD ou un premier prix). En pratique, selon une étude réalisée avec Leboncoin (vous en découvrirez régulièrement ici…), la relation aux MDD et aux premiers prix est sensiblement différente : tous les clients (ou presque) achètent au moins occasionnellement des MDD. Ce qui n’est pas le cas pour les premiers prix. En resserrant sur les acheteurs réguliers, l’écart est net : 60 % des clients sont consommateurs de MDD, soit plus de deux fois le niveau des acheteurs réguliers de premiers prix (23 %). A dire vrai, à voir le niveau qualitatif des premiers prix sur certaines UB, pas besoin de chercher longtemps pour comprendre. D’ailleurs, c’est aussi ainsi que s’explique l’un des grands paradoxes de la conso : alors que les Français sont obsédés par les prix bas, la part de marché des premiers prix végète toujours largement sous les 5 %. Parce qu’ils ne le valent pas. Tout simplement.



