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Ce dont Georges Plassat parlera peut-être demain… (1)

Demain à Paris, présentation des résultats Carrefour pour le premier semestre. Et aussi – en tous les cas l’attente est là – du plan de relance de Carrefour version Plassat. En juin dernier, lors de l’AG (le compte-rendu live est à relire ici), le nouveau boss avait finalement fait le plus facile : railler les précédentes gestions, réclamer du temps au nom d’une certaine évidence qu’un groupe pareil ne se relève pas en quelques semaines, prendre courtoisement ses distances avec les principaux actionnaires, etc. Le tout avec un talent évident devant un public large et finalement « facile ».

Demain, ça sera autre chose. Pour en connaître bon nombre, les analystes financiers ont besoin de bien plus que des envolées, aussi brillantes soient-elles… Nul doute (hélas, mais c’est ainsi) que les quelques centaines de postes sacrifiés au siège seront mis en exergue comme la volonté d’affûter la belle endormie. Mais il en faudra plus… Voici donc trois sujets (en théorie assez exclusifs mais je vous laisse juger) dont Georges Plassat pourrait parler demain.

D’abord, le retour à une certaine forme de dynamique commerciale. L’an dernier, à pareille époque, Noël Prioux, le patron France, présentait le plan RESET. Entre autres idées : baisser la pression promotionnelle pour réinvestir dans les prix et soigner l’attractivité de la promo. Moins et mieux, classique. C’est dans cet esprit qu’il faut comprendre le brief promo que Carrefour a transmis à ses fournisseurs : – 70 % en remise fidélité dès le premier produit pour une OP fin septembre (sans doute la première de la vague « anniversaire »). Logiquement, nombre d’industriels m’ont expliqué avoir refusé le brief, tout en craignant que Carrefour ne finance un différentiel entre – 50 % et – 70 %. Quelques autres marques m’ont expliqué s’être assurées que l’enseigne ne rajouterait rien… Et aucune ne m’a avoué avoir « plongé », ce qui ne suffit pas à écarter la possibilité d’une telle OP, loin s’en faut. Si l’OP est confirmée (avec ses avantages mais également ses inconvénients mais là n’est pas le sujet…), nul doute que Carrefour frapperait les esprits. Tant de ses clients, de ses fournisseurs que de ses concurrents !