À la une

Quel est le vrai moteur des MDD ? L’inflation ou les efforts des enseignes ?

Carrefour a entamé la célébration des 50 ans de ses produits libres (j’y reviens demain). L’occasion d’un retour en arrière sur l’évolution des MDD depuis plus de 10 ans, calculées par NielsenIQ. Et la démonstration qu’au-delà des efforts des enseignes (Carrefour et les autres), la performance des MDD est “drivée” par le niveau d’inflation, donc par les contraintes économiques subies par les clients. La corrélation est en effet nette entre la longue déflation jusqu’en 2021 et le reflux des MDD. Logique… En relatif (vs l’inflation générale et le pouvoir d’achat), les marques nationales sont devenues plus attractives. Donc… préférées. A l’inverse, dès le redémarrage (violent) de l’inflation en 2022, les MDD ont soudainement regagné en intérêt aux yeux des clients. En creux (et en forçant un peu j’en conviens), les MDD sont une forme de “marques par défaut” : moins attirantes quand les temps sont favorables, choisies comme un refuge quand les temps sont durs.

6 commentaires

  1. Je suis étonné que vous me mentionnez jamais un fait: ce sont les distributeurs qui fixent le prix de vente des grandes marques. Donc il est facile pour eux de les placer a un niveau élevé et de mettre leurs MDD en dessous en leur laissant la marge qu’il souhaite. Si le consommateur achète malgré tout la grande marque, il offre une marge encore plus confortable aux distributeurs. Donc c’est gagnant à tous les coups. Seule la concurrence peut minimiser cette dérive mais sur la myriade de produits dans un supermarché, le distributeur va mettre en avant quelques prix compétitifs qui masque la forêt de produits ou il va engranger. Pour moi, les MDD c’est un peu une arnaque: moins chers artificiellement et très souvent moins qualitatifs. Je me trompe ou pas ?

    1. Oui je pense que vous vous trompez, mais c’est mon opinion personnelle.
      Sachant que le panier type de comparaison de prix entre concurrents, la bataille se joue sur les prix des grandes marques.
      Les MDD ont toujours été historiquement au niveau rapport qualité prix entre la grande marque et le premier prix, mais les MDD sont la plupart du temps fabriqués dans les mêmes usines que les grandes marques, avec un cahier des charges basique mais tout aussi qualitatif.

      De nombreux tests au fil du temps (il faudrait que je retrouve tout ça) ont même parfois démontrés que certaines MDD pouvaient être plus qualitatives.
      Intermarché dispose d’ailleurs de nombreuses usines leur appartenant dans toute la France pour ses MDD.

      Perso j’achète autant de marques que de MDD.

    2. Vous vous trompez. Nutritionnellement, souvent, c’est équivalent. Il suffit de lire la liste des ingrédients.

  2. Vous avez gouté un Jean’s cola (Leclerc), un Cola Carrefour, un Look cola (Mousquetaires) ou un U Cola ?
    Tant que les MDD ne mettront pas la qualité en avant en plus du prix ce sera toujours un achat par défaut.

    1. Vous prenez un très mauvais exemple, une MDD n’égalera jamais Coca Cola ou Pepsi, mais si vous prenez un vulgaire paquet de pâtes, Panzani, ou une MDD, je doute qu’au goût vous y voyez la différence !

  3. Personnellement, je me passe très bien de la plupart des marques. A part le coca zéro. Ils sont très forts chez coca. Surtout que maintenant ils font mdd et mdd premium. Sur les pâtes, par exemple : des pâtes tréfilées au bronze en mdd, quel est l’intérêt de prendre une marque ? A moins de taper dans les Garofalo ou les Rummo, ou de les faire soi même (c’est toujours meilleur).

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page