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“Poireau” : je ne sais si je le mérite, mais je sais pourquoi je me bats

C’était un peu plus tôt dans la semaine : la cérémonie de remise des insignes de Chevalier dans l’ordre du Mérite Agricole (autrement surnommé “Le Poireau”, par Annie Genevard, Ministre de l’Agriculture. J’ai pas fait semblant : j’en suis heureux et fier. Quand on a suivi des études agricoles (Purpan, Toulouse), être reconnu pour son action au service de l’agriculture me semble être une légitime fierté.

L’action en question (en tous les cas telle que narrée par la ministre), c’est évidemment cette volonté aussi ancienne que farouche de faire de l’affichage de l’origine un élément de la reconquête indispensable de la souveraineté alimentaire que la France perd malheureusement année après année. Pas l’affichage de l’origine France (ça c’est du marketing, pas de la transparence), l’affichage de toutes les origines, quelles qu’elles soient. Objectif : que le client achète en toute connaissance de cause. Et ensuite, chacun fera bien ce qu’il veut / ce qu’il peut. C’est l’idée d’Origin’Info, élaboré avec Olivia Grégoire (alors ministre de la conso) et David Garbous du collectif En Vérité.

Ce “combat” ne m’a pas valu que des “amis”. Peu m’importe. Sans en être surpris, j’ai noté le nombre élevé d’industriels ou de fédérations professionnelles qui n’ont pas même pris la peine de répondre à l’invitation. Je les en remercie car ils me confortent dans mon activisme et le name & shame qui va avec. Donc merci à ceux qui étaient là et aux autres !

Le combat continue. Ce poireau est un encouragement.

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