
Carrefour a entamé la célébration des 50 ans de ses produits libres (j’y reviens demain). L’occasion d’un retour en arrière sur l’évolution des MDD depuis plus de 10 ans, calculées par NielsenIQ. Et la démonstration qu’au-delà des efforts des enseignes (Carrefour et les autres), la performance des MDD est “drivée” par le niveau d’inflation, donc par les contraintes économiques subies par les clients. La corrélation est en effet nette entre la longue déflation jusqu’en 2021 et le reflux des MDD. Logique… En relatif (vs l’inflation générale et le pouvoir d’achat), les marques nationales sont devenues plus attractives. Donc… préférées. A l’inverse, dès le redémarrage (violent) de l’inflation en 2022, les MDD ont soudainement regagné en intérêt aux yeux des clients. En creux (et en forçant un peu j’en conviens), les MDD sont une forme de “marques par défaut” : moins attirantes quand les temps sont favorables, choisies comme un refuge quand les temps sont durs.



