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Plateformes chinoises : Bercy contre-attaque (habilement)

Ceux qui lisent entre les lignes (et trop rapidement) leurs magazines ou leurs alertes smartphone l’auront compris ainsi : près d’un produit sur deux vendus par les plateformes chinoises est dangereux. Aussi frappante, la lecture du Parisien : “Sur un an, 100 000 produits dangereux ont dû être rappelés par les plates-formes comme Shein, AliExpress, Wish ou Temu“.

A l’origine, il y a une étude au long cours des agents de Bercy. Depuis un an, ils achètent des produits (comme de simples consommateurs) sur “sept plateformes étrangères” (sans plus de précision officielle) et les analysent. Résultat : dans 75 % des cas, une non-conformité, pour l’essentiel un défaut d’étiquetage (par exemple une notice non traduite). Au-delà de la non-conformité : la dangerosité. 46 % des échantillons. Forcément ça effraie. Et tout est posé pour un raccourci facile : plateforme chinoise = danger.

Le raccourci sert la cause de Bercy dans son combat contre “Les Chinois”. Débouté par la justice dans sa demande d’interdiction de Shein, le gouvernement contre-attaque sur le terrain de la comm’. Et c’est habile. Car, en réalité, il n’y a pas que les plateformes chinoises dans les sept qui ont été testées. Autre nuance à apporter : les produits ciblés. Les prélèvements ont volontairement visé des produits à risque. Dans son communiqué, Bercy le reconnaît et précise que “ces taux de non-conformité et de dangerosité ne peuvent pas être extrapolés à l’ensemble des produits vendus“. Une précision qui a échappé à beaucoup. Ce qui arrange bien Bercy 😉

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