Archives pour juillet 2011
Carte postale de…?
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 31 juillet 2011
Une fois n’est pas coutume, je ne vous dis pas où je suis. A vous de deviner avec les deux indices de la photo : la traduction de l’enseigne qu’évidemment vous avez reconnue ! ; et le blindé militaire posté à l’entrée derrière un rideau de barbelés. C’est donc à…
(un ouvrage Editions Dauvers de son choix au premier qui me donne la bonne réponse, en commentaire ou ici).
Question Danette !
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 29 juillet 2011
Ah, Danette ! Les habitués du site connaissent ma passion pour le produit. Alors, aujourd’hui, cette question : mais pourquoi donc la traditionnelle quadrette de Danette baptisée « Prix Choc » s’appelle-t-elle « Edition Spéciale » chez Leclerc ? Un livre Editions Dauvers au premier à donner la bonne réponse, soit en commentaire sous la note, soit ici. Bon week-end !
Qui trop écrit, raconte des conneries
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 28 juillet 2011
En magasin, le risque de « trop en dire » est réel. C’est d’ailleurs souvent le travers des agences design (Carrefour Planet et, plus anciennement, Intermarché Mag 3 en témoignent). Pourquoi est-ce risque ? Parce que le magasin bouge, les assortiments aussi, alors que les écrits sont figés. Et quand aucun employé n’y prête attention (ce qui est souvent le cas), le bel écrit d’origine en devient ridicule. Retour chez Carrefour Planet pour l’illustrer. La gondole des boissons aux fruits plates (Oasis, Tropico, MDD) est sur-titrée « Les bulles, pour le plaisir ». Probablement parce qu’à l’origine y étaient placés les sodas. Le plus pertinent eût donc été de s’abstenir d’écrire. Car qui trop écrit finit toujours par raconter des conneries. Je m’arrête donc là ;-)
Qui trop écrit, mal décrit
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 27 juillet 2011
On quitte la grande conso au sens strict le temps d’une photo : une offre Flunch, mais qui est riche d’enseignements pour toute forme de commerce. « Du lundi au dimanche, midi et soir », le menu enfant (avec plat, boisson, dessert et surprise) est à 3,45 euros. Autant dire que le menu enfant est… toujours proposé à 3,45 euros. Pourquoi donc compliquer la compréhension en détaillant « du lundi au dimanche, midi et soir » en lieu et place de « tout le temps » ? Car, par principe, qui trop écrit, mal décrit.
De la relativité de l’hygiène
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 26 juillet 2011
« L’hygiène » est souvent mise en avant pour justifier la non-reprise des sous-vêtements. Ce qui est, ma foi, compréhensible, au moins dans le registre symbolique des choses. Le maillot de bain répond peu ou prou à la même logique. De nombreux magasins adoptent dès lors la même politique : « Choisi, c’est choisi. N’y revenez pas ! ». Pas ce Leclerc qui a opté pour une position intermédiaire. Oui à la reprise pour échange, mais sous 48h. Toujours au nom de l’hygiène d’ailleurs. Ce qui suppose donc, dans la vision Leclerc, que les maillots de bain ne se « salissent » qu’à partir de la 49e heure !
Carrefour Planet, 333 jours après… (6)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 25 juillet 2011
Impossible de clôturer cette série sur Carrefour Planet sans évoquer… les chiffres ! Je vais encore me faire des amis, mais j’ai sous les yeux les chiffres d’affaires de tous les Carrefour de France sur le premier semestre (j’y reviendrai plus globalement dans quelques jours) et l’évolution vs le S1 2010. Donc, concernant Ecully et Vénissieux (les deux pionniers de Planet), les destins sont opposés : Vénissieux est 27 e en évolution avec + 2,8 % ; Ecully, 196 e à – 4,8 %.
Carrefour Planet, 333 jours après… (5)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 25 juillet 2011

Vous allez me trouver têtu et… borné. Je le sais, je l’assume. Et je vais – hélas pour Max le Sommelier de Carrefour Planet – me répéter encore une fois. Max est une bonne idée sur le papier : une borne qui joue le rôle de sommelier virtuel pour aider le client à choisir son vin. Mais, au-delà de l’idée, ce que voit le client, c’est l’exécution de l’idée. J’vous raconte donc mes expériences Planet dans les trois hypers de Givors, Vénissieux et Ecully.
Trois hypers dans lesquels j’ai posé à Max la même question : quel vin rouge, de 5 à 8 euros, pour accompagner un plat de boeuf ? A Givors, Max me propose en premier choix un St Emilion La Dauphine (à ne pas confondre avec La Dauphine de Guillaume Halley). Introuvable en rayon, malgré l’aide d’un employé de passage non loin pour du réassort. A Vénissieux, le premier choix est un Bourgogne. Mais l’impression du ticket qui sert de pense-bête au client pour trouver la référence suggérée n’est pas possible. Je passe mon tour. Enfin, à Ecully, Max me suggère un Beaujolais. Là encore, produit introuvable malgré l’aide d’un cadre « encravatté » mais qui m’avoue assez rapidement ne pas être du rayon. La conclusion (comme toujours) ? L’essentiel n’est pas d’adopter Max, mais de le faire vivre. D’ailleurs, une simple question : quelqu’un dans le magasin « s’amuse-t-il » de temps à autre à tester Max comme j’ai pu le faire, là ?
A l’inverse, une autre borne trouve toutes les vertus à mes yeux. Et, là aussi, je me répète ! C’est le « Make-up Bar » de L’Oréal. Une borne qui permet au client de visualiser à l’avance l’effet des produits sur son visage. Avec un résultat toujours très impressionnant de réalisme que je ne peux m’empêcher de partager avec vous (rassurez-vous, j’ai entamé une psychothérapie pour tenter de comprendre pourquoi je ne résiste pas au besoin de me travestir pour vous). Pourquoi à chaque fois je m’enflamme pour cette borne ? D’abord, parce que c’est une excellente idée sur un produit dont le prix d’achat est élevé et le niveau d’implication important (comme pour Max le sommelier). Donc un produit sur lequel le besoin de réassurance est fort. Ensuite – et peut-être surtout – parce qu’elle fonctionne !
Carrefour Planet, 333 jours après… (4)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 24 juillet 2011
J’aurai dû commencer cette série de notes par ça. La première impression depuis le parking. C’est logiquement la façade qui la donne. Et les feux façades ont changé depuis un an, elles ont perdu en « accroche ». J’aimais bien les images fraîches et les couleurs acidulées des vitrophanies d’origine. Pourquoi ont-elles disparu ? Aucune idée, je l’avoue. Peut-être une raison technique ?
Carrefour Planet, 333 jours après… (3)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 23 juillet 2011
Voici une bonne initiative merchandising du concept Planet qui a globalement survécu à une année d’exploitation : les « bouts d’allée » (à ne pas confondre avec les TG) consacrés à Carrefour Discount. Bonne initiative parce qu’elle offre une visibilité à ce qui est sans doute la meilleure arme de Carrefour dans la bataille de l’image-prix : sa MDD discount. Et puis, l’air de rien, parce que les basiques du métier (cf la note d’hier) y sont bien réunis : l’exécution de l’offre (je comprends ce qu’on me propose), l’exécution du prix (le prix auquel on me le propose, encore qu’il y a 2 prix parce que 2 produits, mais passons) et enfin l’expérience-client (facile à voir, accessible, etc.).
Carrefour Planet, 333 jours après… (2)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 22 juillet 2011
Cher Noël Prioux,
Vous étiez à Lyon vendredi dernier m’a-t-on dit pour (re)visiter Carrefour Planet. Par expérience, la visite d’un « grand patron » est toujours un événement marquant. Aussi, j’apporte crédit à l’information de votre présence ! De même, ai-je compris que vous ne partagiez pas l’intérêt de la nouvelle organisation de la culture (à Ecully), notamment des livres. C’est vrai, le nouveau mobilier doit singulièrement limiter le nombre de références disponibles. Mais, pour autant, jai trouvé la perspective offerte par ces meubles bas flatteuse et la grande zone média (incluant donc livres et CD) assez réussie (voir ici pour la photo).
Mais passons aux choses qui fâchent, vous n’en attendez pas moins d’un œil extérieur (auquel, je le reconnais, vous n’avez rien demandé
). Un œil littéralement horrifié par tant de défauts d’exécution du prix. Pourquoi vous sensibiliser à ce point ? Parce qu’il est, selon moi, l’un des trois piliers du « Penser-Client » avec l’exécution de l’offre (rendre lisible et compréhensible l’offre) et l’expérience-client (ce que l’on donne à vivre à ses clients). Et que le prix est une information dont le client ne peut se passer. Autant, donc, qu’il la comprenne. Dit encore plus directement : les efforts de concept seront toujours vains si les basiques du métier sont négligés. C’est le sentiment qui prédomine ici à Lyon. Acceptez de feuilleter les quelques photos jointes comme autant de pièces d’une conviction finalement assez simple à formuler : le premier des chantiers de Carrefour, avant la couleur du mobilier ou l’orientation des spots, est celui de l’exécution.
A votre disposition (toute bénévole, voyez, je n’ai même rien à vous vendre !) pour illustrer in situ cette conviction.
Olivier Dauvers
PS : à la vue de ces quelques photos, la réaction la plus évidente est connue : l’appel aux directeurs concernés pour leur rappeller « virilement » leurs obligations. Ce serait juste nier que le problème de l’exécution en point de vente dépasse largement les 3 magasins évoqués (il ne concerne d’ailleurs pas que Carrefour). Il s’agit bien d’un projet managérial global qui, appliqué en local, se matérialise en 2 mots simples : le Penser-Client.
Pour télécharger le dossier photos sur l’exécution du prix, c’est ici





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