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Tribune n°20 (jan 2006)

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ENFIN, LE RETOUR DE LA BATAILLE SUR LES PRIX

Comme un parfum de commerce…

Les premiers prospectus de l’année arrivent dans les boîtes aux lettres. La bataille sur les prix est d’ores et déjà lancée. C’est si bon le commerce !

Un doux parfum de commerce flotte ces jours-ci dans les centrales et les magasins. Comme un agréable retour dix ans en arrière lorsque le prix Leclerc était attendu par Carrefour, l’offre d’Auchan surveillée par Géant, etc. Une seule illustration de ce grand retour du commerce : l’impatience des uns à recevoir le prospectus des autres. Rarement depuis quelques années en effet, les chefs de rayon et acheteurs avaient à ce point guetté les tracts de leurs concurrents. Et pour cause… Offre et prix étaient souvent identiques. La veille concurrentielle en était devenue un zèle bien inutile.
La veille est désormais un impératif stratégique car les hostilités démarrent cette semaine. Demain mercredi, Géant entame son opération “Plus bas, y’a pas !”, une sélection d’articles sur lesquels l’enseigne s’engage à être la moins chère du marché, remboursement de 10 fois la différence à l’appui. Demain également, “le prix E.Leclerc retrouve sa liberté”. Et l’enseigne d’expliquer la situation en langage simple dès l’ouverture de son prospectus : “Suite à la réforme de la loi Galland, pour laquelle nous nous battions depuis plusieurs années, nous pouvons enfin répercuter dans les prix une plus grande partie des avantages négociés avec nos fournisseurs”.
Très logiquement, les premiers prospectus de l’année, en cours de distribution dans les boîtes aux lettres, marquent des écarts dans les offres. C’est le signe de la liberté retrouvée dans la négociation et dans la fixation des prix. Conséquence, quelques fournisseurs vont devoir “aider” leurs clients à comprendre ces nouveaux écarts. Conditions particulières octroyées, auto-sacrifice de marge de la part d’une enseigne, etc. Qu’importe ! L’essentiel est ailleurs : dans le retour en grâce du commerce.

O. DAUVERS

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