Archives pour octobre 2010

Sans-sel : la note est salée

PrixduselA en croire les pouvoirs publics, le sel est le nouvel ennemi des populations. Mais c’est aussi le meilleur ami des marques ! Alléger une référence en sel est encore le meilleur moyen de lui donner une valeur additionnelle et donc de corser l’addition. Exemple ici… Président et le Bon Mayennais ne sont certes pas les initiateurs du segment sur ce marché (Cœur de Lion les a devancés), mais ils ont vite appris les ficelles du sans-sel ! Dans les deux cas, la note est salée : + 9 % pour la version sans sel du Bon Mayennais ; + 24 % pour Président.

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Chaud, le prix du chocolat !

TassimoA dire vrai, je ne m’étais pas encore vraiment intéressé aux prix des doses Tassimo lancées par Kraft. Au hasard d’un rayon, la rencontre fût brutale ! 8 dosettes Côte d’Or ou Milka à plus de 4 euros, soit un prix à la dose supérieur à 50 centimes. Avec ses 35 centimes l’unité, Nespresso en apparaîtrait presque comme le premier prix de la dosette. C’est dire…

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Etiquettes : quand l’électronique défaille

EEGLes habitués du site connaissent mon peu d’entrain pour les étiquettes électroniques de gondoles (EEG). Pour faire (vraiment très) court, je leur reproche leur faible lisibilité et, surtout, la déresponsabilisation des hommes et des femmes de magasins sur ce sujet majeur de l’exécution du prix que l’installation d’EEG induit. Les partisans, eux, mettent deux arguments, tout aussi défendables : d’abord la productivité pour le magasin ; ensuite, pour le client, la conformité des prix payés aux prix affichés. Sur le papier, oui. Dans les faits, voilà une belle règle qui souffre de trop d’exceptions. Sur les produits en poids variable et fluctuant, évidemment, mais également (et de plus en plus) sur le PGC en raison de la multiplication des gencods. N’allez pas en déduire que le progrès m’horripile. Non, c’est tout l’inverse. Mais pas à n’importe quel… prix pour le client !

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Retail is detail (3)

Ariel 2Suite de ma note de jeudi dernier. Je vous entretenais du différentiel de prix incompréhensible entre le flacon d’Ariel 27 lavages et l’écorecharge de même conditionnement. Je concluais en évoquant qu’il s’agissait d’une constatation hélas pas si exceptionnelle que ça. Le hasard fait bien les choses ! Deux jours plus tard, autre magasin, bis repetita. Et l’écart est encore plus notable, supérieur à 40 %. J’en déduis qu’il y a probablement une explication autre qu’un pricing aléatoire au stade du magasin. Mais plutôt une Stratégie Marketing au plus haut niveau (remarquez mes majuscules, parce que chez Procter la stratégie marketing n’est pas une tâche subalterne confiée au premier stagiaire venu). Donc si l’un des cadors en chef de P&G France peut nous expliquer ça… L’appel est lancé.

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Les prix décentralisés de Carrefour !

CRFDiscountColaPrixRetour sur le comparateur de prix de Carrefour, évoqué ici la semaine dernière. Prudent, Carrefour a détaillé sa méthodologie, publié les magasins et les prix des produits relevés sur un site dédié. Trop tentant d’aller y jeter un œil, évidemment ! Et je n’ai même pas eu à chercher bien loin pour trouver la première boulette. Sur la première ligne. Le prix du cola Carrefour Discount en bouteille 2 l. Côte-à-côte dans la tableau, le prix dans un Carrefour Market à Marseille (0,39 euro) et à Toulouse (0,59 euro). La preuve que malgré bien des critiques, Carrefour n’est pas un groupe si centralisé que ça…

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Mamie à l’automate

MamieAutomateUne photo prise sur le vif dans un Super U rennais où, dans le cadre du magazine RENNES CONSO, j’ai eu à me rendre très régulièrement ces jours derniers. A chaque fois, un rapide coup d’œil aux 4 caisses automatiques que l’associée U a installé récemment. Et, souvent, un même constat : les personnes âgées ne « boudent » pas les automates, loin s’en faut. Au contraire, me confie la caissière en vigie ce jour-là, elles sont très curieuses de cette machine. Certes, ici comme ailleurs, les clients les plus jeunes forment le gros des troupes. Pour autant (et cette photo en témoigne), ils ne sont pas les seuls à « jouer à la caissière » !

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Trop d’infos tue l’info

TarteauxpommesTrop d’infos tue l’info : c’est certes un lieu commun mais néanmoins tellement vrai lorsque les magasins prennent la parole. Exemple dans cet hyper. Face à l’entrée, un chevalet avec 7 offres, 7 descriptifs produits et donc 7 prix. Sauf à s’arrêter et à lire consciencieusement l’affiche, combien de clients auront intégré les « prix fous du week-end » ? Bien peu, hélas. La solution est pourtant simple : privilégier l’une des offres (celle qui aura le meilleur impact visuel / prix) et la mettre en scène de manière percutante. Effectivement, les 6 autres offres ne seront pas vues… Mais vaut-il mieux 6 offres non vues ou… 7 ?

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Retail is detail (2)

ArielNouvelle illustration de cette idée à laquelle je tiens particulièrement : retail is detail, et dont j’ai décidé de vous parler régulièrement. Aujourd’hui, le prix de… l’écologie avec cette tranche de vie commerciale troublante pour le client : la recharge plus chère que le flacon d’origine (et ce dans les mêmes conditions de comparaison, Ariel Actilift 27 doses) : 9,35 euros vs 7,97 euros. Pas facile dès lors de convaincre le client d’adopter les recharges et de remplir son flacon ! Et, pour info, une situation – hélas – très courante en magasins sur ce produit spécifique.

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La folie Speculoos

CéréalesSpéculoosA quoi reconnaît-on qu’un nouveau parfum a définitivement quitté le stade de la niche pour celui du mass-market ? Très simple ! Aux MDD. C’est le cas actuellement du speculoos, ce biscuit belge un brin ringard il y a quelques années et qui est devenu – par la restauration d’abord – le dernier ingrédient chic en cuisine. C’est désormais un incontournable des gondoles. Jusqu’aux MDD. La preuve ici avec ces céréales Leclerc.

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Comparateurs : l’arrosé se fait arroseur !

LES FAITS. Aujourd’hui en affichage et surtout demain mercredi dans l’ensemble de la PQR, Carrefour révèle les résultats de son comparateur de prix. L’enseigne s’y (auto)annonce moins chère que Lidl et Leader Price.
Il est des initiatives plus savoureuses que d’autres… Le comparateur de prix de Carrefour est bien de celle-là. L’enseigne, qui avait systématiquement attaqué en justice les comparateurs de ses concurrents (parfois avec raison, les décisions l’ont prouvé), a donc décidé d’y aller elle-aussi de son étude. Bref, l’arrosé se fait arroseur ! Ses cibles ? Lidl         et Leader Price, face auxquels Carrefour lance – évidemment avec succès – sa gamme Discount. Carrefour s’affirme donc 3 % moins cher que Lidl et 23 % moins cher que Leader Price. Lequel, en avril, proclamait, tout aussi publiquement, être… 34 % moins cher que Carrefour. Forcément incompréhensible pour le quidam même si, comme souvent, tout s’explique. Derrière ces comparateurs, des niveaux de gamme différents. Par exemple avec Prix Gagnant et Leader Price «classique» pour le hard-discount de Casino. Habitué à ferrailler en justice sur le sujet, Carrefour a manifestement cherché à se montrer irréprochable (sa méthodologie est un modèle de précautions / à lire sur carrefour-moins-cher.carrefour.fr). Leader Price l’entendra-a-t’il ainsi ? Pas sûr…  Il y a d’abord le faible nombre de produits : 25. En septembre, le tribunal de commerce de Paris – condamnant Leader Price à payer 300 000 euros à… Carrefour – avait précisément considéré que la trentaine de catégories de produits ne pouvaient «en aucun cas» être considérés comme «représentatifs de la consommation des ménages». Carrefour ne va certes pas jusque là mais le sous-entend avec ses «25 produits du quotidiens». Subtile nuance. Et… contestable. Le munster, produit du quotidien ? C’est à voir ! Autre – probable – angle d’attaque pour Leader Price : la nature des produits comparés. Sur les 25 produits, Carrefour n’a retenu qu’un seul «Prix Gagnant», les produits les moins chers de l’assortiment de Leader Price : la farine de blé. L’argument de Carrefour : la comparabilité des cahiers des charges. Pas idiot . Mais, en parallèle, Carrefour n’a pas résisté à comparer des produits de formats différents. Dans 5 cas (sur 25 donc), l’enseigne a recalculé des prix au litre ou au kilo. Toujours contestable… Ce qui pourrait inciter Leader Price à vouloir récupérer ses 300 000 e !
Olivier Dauvers

LES FAITS. Aujourd’hui en affichage et surtout demain mercredi dans l’ensemble de la PQR, Carrefour révèle les résultats de son comparateur de prix. L’enseigne s’y (auto)annonce moins chère que Lidl et Leader Price.

TGC86Il est des initiatives plus savoureuses que d’autres… Le comparateur de prix de Carrefour est bien de celle-là. L’enseigne, qui avait systématiquement attaqué en justice les comparateurs de ses concurrents (parfois avec raison, les décisions l’ont prouvé), a donc décidé d’y aller elle-aussi de son étude. Bref, l’arrosé se fait arroseur ! Ses cibles ? Lidl et Leader Price, face auxquels Carrefour lance – évidemment avec succès – sa gamme Discount. Carrefour s’affirme donc 3 % moins cher que Lidl et 23 % moins cher que Leader Price. Lequel, en avril, proclamait, tout aussi publiquement, être… 34 % moins cher que Carrefour. Forcément incompréhensible pour le quidam même si, comme souvent, tout s’explique. Derrière ces comparateurs, des niveaux de gamme différents. Par exemple avec Prix Gagnant et Leader Price «classique» pour le hard-discount de Casino. Habitué à ferrailler en justice sur le sujet, Carrefour a manifestement cherché à se montrer irréprochable (sa méthodologie est un modèle de précautions / à lire sur carrefour-moins-cher.carrefour.fr). Leader Price l’entendra-a-t’il ainsi ? Pas sûr…  Il y a d’abord le faible nombre de produits : 25. En septembre, le tribunal de commerce de Paris – condamnant Leader Price à payer 300 000 euros à… Carrefour – avait précisément considéré que la trentaine de catégories de produits ne pouvaient «en aucun cas» être considérés comme «représentatifs de la consommation des ménages». Carrefour ne va certes pas jusque là mais le sous-entend avec ses «25 produits du quotidiens». Subtile nuance. Et… contestable. Le munster, produit du quotidien ? C’est à voir ! Autre – probable – angle d’attaque pour Leader Price : la nature des produits comparés. Sur les 25 produits, Carrefour n’a retenu qu’un seul «Prix Gagnant», les produits les moins chers de l’assortiment de Leader Price : la farine de blé. L’argument de Carrefour : la comparabilité des cahiers des charges. Pas idiot . Mais, en parallèle, Carrefour n’a pas résisté à comparer des produits de formats différents. Dans 5 cas (sur 25 donc), l’enseigne a recalculé des prix au litre ou au kilo. Toujours contestable… Ce qui pourrait inciter Leader Price à vouloir récupérer ses 300 000 euros !

Olivier Dauvers

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