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SAMEDI CONSO : mon carnet (retail mais pas que…) de la semaine

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SAMEDI CONSO : l’occasion de revenir sur la semaine, en totale liberté comme toujours… Et tant pis si ça pique !

 

SAMEDI

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Les Ateliers du Drive se préparent. Donc, aujourd’hui, les courses c’est… en drive. Avec tous les défauts de l’achat à distance. Notamment la non-visualisation in situ des produits. 99 centimes pour « une » aubergine dont je n’appréhende pas la taille ? Non, Leclerc, je n’achète pas.

 

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Répartition des rôles… Mon associé (Jean-Philippe Gallet) fait, lui, ses courses en magasin. Et s’interroge… Dans ce supermarché Casino, les clients sont-ils des pigeons ? Ou les pigeons des clients ?

 

LUNDI

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Pour tout dire, j’avais totalement zappé l’épisode 1 de l’OP des supermarchés Casino « Les 120 jours ». D’un autre côté, j’avais encore le temps de m’y intéresser. L’opération s’achève le… 31 décembre. Moins de promo, vous avez dit moins de promo ? Comme c’est étrange !

 

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Paris. Nouvelle campagne de pub du service de livraison à domicile de Leclerc. Après l’annonce du lancement au printemps (et la promesse de faire baisser les prix), place à la démonstration. Leclerc a mesuré plus de 25 % d’écart avec Auchan et Houra. Mais, au-delà, c’est… l’heure de vérité pour Leclerc. C’est un secret de polichinelle, les débuts sont décevants. Peut-être parce que la clé d’entrée à Paris (en tous les cas pour la clientèle qui accepte de payer le coût de la livraison) n’est pas le prix mais l’assortiment ? Je le pense. C’est pour ça que j’écris depuis longtemps que la meilleure manière de conquérir Paris est le drive piéton. L’absence de coût de livraison élargira la cible vers des clients qui seront, eux, sensibles à la promesse de prix bas.

 

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Tournage à La Grande Épicerie de Paris, version Passy (le magasin ouvert il y a bientôt un an). Nul besoin d’être un expert pour poser le diagnostic : ce magasin n’est pas au niveau attendu, en tous les cas côté chiffre d’affaires. Pour s’en convaincre : les produits frais. Stock limité, produits étalés pour occuper l’espace initialement prévu, etc. Sur les prix, c’est le yoyo. Parfois incroyablement discount (1,45 € pour le camembert Président, c’est quasiment le prix moyen HM/SM France). Parfois exagérément élevés : 23,70 € le kilo de Morbier, faut pas abuser non plus !

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Toujours à La Grande Épicerie. Le rayon vins est sompteux, l’offre large et… incroyablement pointue (au risque d’en limiter le potentiel commercial quand même). Mais, promis, pour le grand jour, je penserai à vous la Grande Épicerie.

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MARDI

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Ceux qui suivent SAMEDI CONSO vont me penser obsédé par les toilettes (revoir ici). Mais, ne faisons pas semblant, c’est un lieu à haute fréquentation. Donc sujet à publicité. Sur le salon Equipmag/Ecommerce, impossible de ne pas remarquer l’à-propos de Monext (la solution de paiement récemment retenue par Système U par exemple) sur le thème de l’envie pressante de… payer. Le paiement, en… liquide ? OK, je sors.

 

MERCREDI

Equipmag 

Retour à Equipmag/Ecommerce. Je prends une leçon d’anglicismes (bien au-delà de ceux que je vous inflige régulièrement). Ici, donc, le commerce est « smart », la « shopping experience » est « personnalised », tel exposant promet de « bring trust to retail », tel autre une « native unified commerce platform ». En fait, la Paris Retail Week, c’est le NRF de New-York mais en plus près. D’ailleurs, on y croise les mêmes têtes. Lesquelles ont dû se dire pareil en me voyant. A la nuance quand même qu’ici j’étais… accompagné. Mais promis chérie, un jour… j’irai à New-York avec toi !

 

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Revue de presse. Le magazine « Marketing » évoque l’initiative de Morrisons en Angleterre de réserver une plage horaire avec éclairage et bruit minimum pour les clients autistes le samedi 9h à 10h. « Uniquement réservée aux lève-tôt », précise le journaliste qui, ce faisant, donne davantage une information sur… son propre rythme de vie que sur l’initiative de Morrisons. Je connais bien plus lève-tôt quand même…

 

CRF Test 

C’est l’actu du début de semaine : le test de Carrefour pour pousser sa MDD (revoir ici, ici aussi et ). A la fois en chassant les marques nationales sur certaines catégories et en surlinéarisant les marques propres. L’info est largement relayée dans d’autres médias, ce qui contrarie visiblement chez Carrefour. Une bonne âme est mandatée pour m’expliquer que je n’ai ni bien compris (le test) ni bien vu comme si j’étais un pigiste de trois semaines. Ben tiens… Voyant que le premier argument ne prenait pas, j’eu droit au second. « Ton titre est un peu survendeur ». Ben tiens (2). « Pas davantage qu’une couverture de prospectus Carrefour qui promet en gros – 70 % alors que seuls quelques produits sont concernés ». Message personnel : pour ce genre de pseudo-remontrances, inutile de m’appeler, c’est très… contreproductif. Vous perdez du temps. Et moi aussi.

 

JEUDI

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L’un de vous me soumet cette photo. Hélas déjà vue (parce que c’est souvent ainsi que le cabillaud est écrit dans les documents internes, référentiels internes et autres cadenciers) mais toujours savoureux. Et, au passage, illustration que le personnel de rayon ne prend aucune distance avec les messages adressés aux clients.

 

VENDREDI

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Les Echos titrent sur la France qui serait devenue une « société de déconsommation ». Bon, que les commerçants se rassurent, c’est un brin… exagéré. Dans les faits, la consommation ne progresse plus aussi rapidement que par le passé certes (+ 0,5 % / an en moyenne vs + 2,5 % / an auparavant) mais elle ne recule pas non plus.

 

MCHEVAL 

La rumeur (imprécise mais pour partie fondée) courait le salon Equipmag mercredi. Marie Cheval, « Madame Digital » de Carrefour, serait sur le départ. En fait, elle remplace Alain Rabec à la tête des hypers. Je résume : en moins de 6 mois, les trois patrons des BU hypers, supers et proxi ont donc été remplacés. Et leur point commun (je n’ai écrit ni « défaut » ni « qualité ») est une expérience modeste dans le retail. Une demi-douzaine d’années à eux trois. Quand je pense que, dans l’ancien monde, pour accéder à la tête d’une BU dans le retail, il fallait au moins 20 ans de service faute de quoi vous étiez un « bleu »… Je sais, ça fait « vieux con » mais c’est pourtant vrai. Et puis, de toute façon, je ne suis plus si… jeune !